Textes & Images
lundi 24 août 2009
Pause
dimanche 24 août 2008
China Gold

"China Gold" (entendre vidéo), une exposition d'art chinois contemporain regroupant les oeuvres de trente cinq artistes de "L'Empire du Milieu : 中国" se tient actuellement à la Fondation Dina Vierny (Musée Maillol, 59-61 rue de Grenelle, 75007 Paris) et vous pourrez encore la découvrir jusqu'au 13 octobre 2008, si ce n'est déjà fait. 
Ling Jian, "Héros n°4"

Zhang Dali, "AK-47"
"La maison clou" de Chongqing
Voilà donc pour cette exposition insolite qui m'a personnellement permis de découvrir tout un univers artistique qui m'était jusqu'à présent pratiquement inconnu, avec étonnement, curiosité, plaisir et parfois septicisme (je pense surtout et entre autres aux violentes performances de He Yunchang coulé dans du béton et à cette anecdote concernant Sheng Qi et sa problématique connexion-déconnexion d'avec la mère patrie - dont il s'éloigne en séjournant en Europe mais où il revient et se fixe - qu'il matérialise par une mutilation, signe de protestation face à la répression qui eut lieu sur la place Tiananmen le 4 juin 1989, en se coupant le petit doigt de la main gauche et en l'enterrant dans une pot de fleurs!) .

Ciui Xiuwen, "Ange n°2" sur papier de riz
jeudi 21 août 2008
Irène Némirovsky
Dernièrement, j'ai lu "Suite française" de Irène Némirovsky composé de : "Tempête" et de "Dolce". Originellement, ce livre devait comprendre cinq parties, mais l'arrestation, la déportation et la mort de son auteur, déjà prolixe, n'ont pas permis qu'il soit achevé. mercredi 20 août 2008
La môme Xiao de Tao Peng
Hier, je suis allée voir "Xue Chan" soit "La môme Xiao" (Voir le mini-site) du jeune réalisateur chinois Tao Peng (Biographie dans le Dossier de presse, page 6). Un film d'une simplicité redoutable et désarmante qui fait froidement le constat clinique du trafic d'enfants infirmes vendus, revendus et exploités pour la mendicité d'une part, le constat du trafic lucratif d'organes "frais" qui s'exerce sur des êtres naïfs et sans défense, adolescents et jeunes adultes le plus souvent déracinés, d'autre part.
mercredi 13 août 2008
Siri Hustvedt
Je ne résumerai pas longuement "Elégie pour un Américain" car de nombreux articles et la quatrième de couverture le font fort bien, et je me contenterai d'exprimer le plus prosaïquement possible , donc le plus sincèrement possible sans doute, la manière dont j'ai abordé et lu ce roman. - un résumé et une critique (entre autres!) professionnelle de "Elégie pour un Américain" chez Actes Sud
Texte écrit en février 2005 : à la découverte de Siri Hustvedt
"Yonder " reste sans doute celui que j’ai le plus aimé. Ce n’est pas un roman, contrairement aux trois autres, mais un ensemble de textes réflexifs regroupés sous le nom du premier qui ouvre le recueil. Les thèmes abordés traitent essentiellement des relations de l’auteur – mais plus largement de nos relations – à la littérature, à la peinture, à la sexualité et à l’érotisme, à l’argent. Chacun de ces textes suscite un vif intérêt. Loin des dogmatismes, Siri Hustvedt ose dire simplement et subtilement ce qu’elle pense et ce qui la traverse. La simplicité et la complexité peuvent paraître paradoxales, cependant, c’est bien de cela dont il s’agit : l’alliance bien dosée, le mélange sans surcharge qui arrivent à énoncer la diversité. Face à une situation, une conversation, un livre, un tableau, elle réagit. Elle ose se mettre mentalement à nue. Elle prend le temps de dire ce qu’elle en pense sans mensonge loin des dogmatismes et des références supposées exigées. Elle s'efforce honnêtement et sincèrement de partir de "son regard".Elle ose parler de la complexité inhérente aux relations humaines, à la vie, à la mort, à l’univers littéraire et artistique, à l’environnement qui nous cerne.
Puis, elle tourne la page.
Dans le texte intitulé "Yonder ", l’auteur remonte à son métissage linguistique et territorial et poursuit une réflexion dense et personnelle sur l’art de lire et d’écrire : comment et pourquoi ?
Les trois romans, eux, ne manquent pas d’intérêt bien que très différents les uns des autres :
"Les yeux bandés " retrace en quatre chapitres quatre rencontres décisives et étranges dans la vie de Iris Vegan. Talonnée par sa misère d’étudiante pauvre et par d’épouvantables maux de tête chroniques, Iris sera poussée à réagir et à s’interroger au cours de ces quatre étapes clefs de sa vie. Elle devra se construire sur une ligne de fuite parfois inquiétante dont elle arrivera cependant à toujours maîtriser l’équilibre in extremis sans se perdre et pour ne pas se perdre, justement.
"L’envoûtement de Lily Dahl " est une surprise traitée à la manière de Hopper ou de Steinbeck sur l’Amérique profonde dans laquelle Lily, apprentie comédienne, occupe ses jours et ses nuits et apprend la vie, entre l’Idéal-Café lieu de son job alimentaire, « Le songe d’une nuit d’été » qu’elle répète très professionnellement au théâtre aidée par sa vieille amie Mabel, l’étrange peinture de l’énigmatique Edouard Shapiro, parmi les habitants ordinaires mais parfois aussi atypiques d’un petit bled de campagne.
"Tout ce que j’aimais " prend en écharpe le parcours d’une poignée de personnages artistes et écrivains, sur le trajet accidenté de leur vie jalonnée de passions, de bonheurs, de drames et de mûrissements dans une Amérique mutante. Léo, le narrateur, à l’instar des autres personnages, y développe une réflexion sur le rapport de l’être humain à son corps, à l’espace, à l’autre, à la création artistique et littéraire.
Des thèmes récurrents donc, dont on ne se lasse cependant pas tant la manière de les intégrer à la trame du récit est différente d’un livre à l’autre. Des clins d’œil savants à tout un ensemble de références qui nourrissent le texte en lui donnant plus de densité. Voilà pour l’essentiel.
dimanche 20 avril 2008
Amos Oz
Écrivain thaumaturge qui s'empare des visages croisés au quotidien et qui les transforme en autant de vies possibles, écrivain critique qui n'épargne ni le monde codé des snobismes littéraires, ni les discours creux, ni ses propres complaisances, "l'auteur" dans "Vie et mort en quatre rimes" va et vient mentalement entre une réalité éprouvante et un onirisme éveillé au cours de la présentation d'un de ses livres dans un centre culturel de Tel-Aviv.samedi 29 mars 2008
Les Mystères Parisiens

Pour une lecture de détente sans objectif que le divertissement, les Mystères Parisiens de Claude Izner (pseudonyme cachant deux soeurs bouquinistes) remplissent parfaitement cette fonction avec les sept volumes parus jusqu'à ce jour dans la collection Grands Détectives en 10/18. Le dernier en date, "Rendez-vous passage d'Enfer", se lit aussi vite et avec autant de plaisir que les précédents en attendant "La momie de la Butte aux Cailles" à paraître en 2009.
Outre l'énigme policière noeud du roman, l'intérêt vis à vis de ces livres réside : dans la part d'originalité des personnages avec le libraire-enquêteur Victor Legris et son père adoptif Kenji Mori un japonais très parisien, dans les procédés d'investigations spécifiques au XIXème siècle, dans les informations historiques et sociales concernant les divers arrondissements de Paris traversés dans chacun des volumes comme par exemple : le quartier des Saint-Pères, du Père Lachaise, du carrefour des Ecrasés, des Enfants Rouges dans le Marais, des Batignolles, de La Villette, du Passage d'Enfer et prochainement de la Buttes aux Cailles. Tout en suivant le fil conducteur d'un récit policier non dépourvu d'humour et de malice, les lecteurs s'instruisent plaisamment sur l'histoire petite et grande de la capitale.

Une bonne petite série à glisser dans ses bagages pour partir en vacances ou à lire en pointillés pendant les moments de détente.

